Tellement de choses à faire, et devoir aller si vite.
Pour profiter, se remettre, travailler, guérir, tomber malade.
Je prends trop les choses à coeur et ai passé ces derniers mois à douter de moi-même, et à me consommer.
Je commence à entrevoir cette rencontre. Je vais bien devoir lui parler. En plus d'être apatride, je ne semble pas non plus m'identifier à quelque modèle masculin que ce soit.
Oh oui, ces mois je les ai passés à fuir et à oublier. Et ce n'est pas près de s'arrêter. Plus dure sera la chute.
Dossier Erasmus remis. Là aussi, un acte masochiste, mais bon, je ne fais rien contre moi-même consciemment.
Et puis je me suis déjà séparée de ce(ux) qui m'étai(n)t le plus cher(s), je les ai déçus, ils m'ont déçus.
Comme je le pense depuis toujours, je me souviendrai de ces moments comme étant parfaits, parce que passés et intouchés.
Je ne veux pas devenir une personne aigrie qui revient dans les mêmes endroits, emmerde les mêmes personnes, se plaint du changement, n'arrive à se remettre de rien et croît pouvoir interférer dans la vie des autres, et connaître tout d'eux, dans un élan maternel inutile et hystérique.
Lorsque les gens me disent prends soin de toi, de plus en plus souvent ces derniers temps, ça me fait sourire.
Je vais
bien.
Même si je ne suis pas productive.
Que je doute.
J'ai enfin retrouvé cette pochette, ce cd, seuls héritages de mon beau-père, roux et Tom lui aussi.
Et maintenant, je comprends pourquoi l'écrasante voix de Tom Waits me fascine tant, et pourquoi je pourrais me nourrir que de bacons, oeufs et café noir.
Ces trucs de magnésium mélangés avec de la caféine, de la garanine que ma mère me file m'empêchent de dormir la nuit. Tant mieux, ce sont des heures perdues. Ou peut-être pas tellement...
Je n'arrive toujours pas à croire que je l'ai fait un vendredi, moi qui depuis mes douze ans, m'étais jurée de consacrer ce jour à l'amour uniquement, en honneur naïf à Cure. Le pire, c'est que ça me pèse et me peine depuis presque un an. Mais j'ai dû me renforcer, et maintenant, c'est trop tard. Je ne pourrais jamais assez me faire pardonner. Tout semble si lointain et irréel.